Catégorie: Apprentissage
Matière à réflexion
Par Martin Bérubé le 5/06/2008 | Dans Apprentissage
Je reproduis ici l’éditorial de Mme Martine Jaudeau paru sur la liste de diffusion de Thot cette semaine.
L’éditorial de Mme Jaudeau porte sur l’impact des TIC, surtout du Web 2.0, sur la condition enseignante.
N’hésitez pas à partager vos réactions suite à la lecture de l’éditorial.
L’éditorial est reproduit en accord avec Mme Jaudeau. Je l’en remercie infiniment:
L’apprendre à apprendre 2.0
Thot Cursus© 4 juin 2008Pour apprendre à apprendre en réseau, est-il bon que l’éducateur en sache plus que les apprenants sur l’usage des technologies ? Ou bien délègue-t-il ces tâches aux jeunes branchés et devient-il le pédagogue coordinateur du parcours ?
Ne perdez plus votre temps à encourager. Intéresser est beaucoup plus efficace. Contenus pertinents, tâches en contexte et défis partagés stimulent bien mieux la participation en ligne, en classe et même en entreprise.
Chaque espace devrait avoir sa boîte à idée virtuelle, en région, à l’école, au travail… Les temps sont aux citoyens capteurs et diffuseurs d’informations.
Les échanges significatifs, la rétroaction adaptée, les bonnes technologies pour les bons effets portent leurs fruits. Encore faut-il être conscients que professeurs, administrateurs et étudiants ont besoin d’apprendre comment participer efficacement aux échanges.
Ne pas donner les réponses tout de suite laisse les apprenants jouer avec la question et compléter l’activité pédagogique. La rétroaction en ligne suit la courbe d’étude : elle aide à construire la compréhension, elle soutient le rappel des données pertinentes et permet de développer la fluidité. C’est une activité d’apprentissage en soi.
Une approche responsable de l’éducation avec les technologies en réseau apparaît évidente : s’en servir pour enseigner et enseigner à s’en servir dans le respect des valeurs sociales et individuelles, dans un cadre éthique, c’est l’un des mandats de l’école.
[…]
Martine Jaudeau
Rédactrice en chef
Réguler en trois volets
Par Pierre Lachance le 18/03/2008 | Dans Apprentissage
En tant qu’autodidacte responsable de ma formation continue, j’apprends au hasard de mes expériences, de mes rencontres.
Nous vous présentions les bases de la régulation de son EAP dans ce billet. Ici nous proposons trois volets pour ce faire. Réguler ses outils. Réguler ses stratégies ou techniques déployées. Réguler son plan de formation continue.
1. Réguler ses outils
Un outil sert à combler un besoin, qu’il soit TIC ou non. Il faut donc bien identifier ses besoins afin de choisir le bon outil. Ce qui peut en fait être le plus difficile. Notre parcours peut vous aider dans cette tâche.
Pour vous présenter un exemple d’évaluation d’outils, nous utiliserons un cas réel. Le cas du EAP, un travail à deux ou «La vraie histoire de Martin et Pierre» ![]()
La procédure de notre évaluation est relativement simple, nous identifions les besoins que nous avions pour réaliser notre tâche (mettre en place le blogue EAP), nous donnons l’outil choisi pour répondre au besoin, nous référons un exemple, on note certaines informations et on discute de l’ouverture (un élément important pour nous) de l’outil.
Pour ce faire, comme cette évaluation doit se réaliser à deux, nous utilisons Google tableur pour coconstruire notre tableau d’analyse.
Afin de garder un trace (au cas où Google perd notre travail), nous exportons le tableau en csv (un fichier texte où les données sont séparées par des virgules) et le joignons à notre page wiki et nous utilisons un compte Scribd pour pouvoir diffuser notre tableau final (en date du 18 mars 2008) facilement.
2. Réguler ses stratégies ou techniques déployées
Si on a pour but d’améliorer son EAP, les outils ne sont qu’une partie de l’environnement. Le «comment et pourquoi» on les utilise est également important. Voici quelques points à prendre en considération pour réguler ses stratégies et ses techniques.
- Est-ce que je prends de temps de comparer des façons de faire? d’évaluer mes stratégies?
- Est-ce que je suis enclin à comparer mes façons de faire avec celles des autres pour améliorer mon utilisation d’un outil en particulier?
- Est-ce que je suis enclin à regarder comment les autres font pour améliorer l’utilisation de l’application, de mon environnement de travail ou d’apprentissage?
- Est-ce que j’adopte un esprit de pratique réflexive?
- Est-ce que je me regarde travailler et est-ce que j’évalue la pertinence ou l’efficacité de ma façon de faire?
Voici notre régulation de nos stratégies et techniques dans le projet du Blogue EAP.
- Recherche sur le web d’outils Web 2.0, ajout dans nos signets collectifs
- Il est intéressant de garder une trace des sites consultés durant les recherches. Delicious, un outil de «social bookmarking», permet de partager ces découvertes.
- Lectures sur les PLE et prise de notes dans Bloc-notes
- Il peut arriver qu’un paragraphe trouvé dans un site web soit important à garder quelque part. Partager ces notes avec ses coéquipiers est aussi un avantage.
- Visionnement de présentations à propos des PLE.
- Le Web propose différents types de contenu, les présentations en sont un exemple. Les afficher dans une seule page wiki permet de toutes les retrouver rapidement. On peut aussi les consigner dans notre marque-page social.
- Expérimentations de diverses applications: Scribd, Slideshare, Google doc et tableur, …
- Pour fin de comparaison, nous aurions peut être dû prendre plus de notes lors de l’expérimentation. Notes importantes pour mieux réguler.
- Nous avons quand même gardé quelques notes sur la mise en place de l’outil b2evolution, notre moteur de blogue EAP.
- Écriture des brouillons des billets sur le wiki. On s’assure de ne pas tout défaire ce que le coéquipier a écrit sans négocier les modifications. C’est un travail d’équipe.
- Très important ces brouillons. Quand on est coauteur, les fonctions d’un wiki (dont l’historique) deviennent un atout.
- Lorsqu’on doit discuter sur la compréhension d’un concept, on se donne rendez-vous sur Skype. Plus rapide que d’expliquer par écrit.
- Tout ne se fait pas par courriel ou sur un wiki. Une bonne vieille discussion de vive voix est encore un moyen efficace.
- On se donne un rendez-vous pour une rencontre de travail réelle, à un moment où nous en ressentions le besoin, afin de pouvoir échanger, planifier plus efficacement.
- Tout ne peut se faire à distance.
- J’ouvre mon logiciel de clavardage régulièrement afin de pouvoir poser de courtes questions à mon coéquipier.
- On ne doit pas déranger quelqu’un à tout moment, et ce même s’il est connecté au clavardage. Le respect est de mise. On peut se donner des rendez-vous (même principe pour les discussions sur Skype) pour éviter des problèmes.
3. Réguler son plan de formation continue
En ce qui concerne ma formation continue, est-ce que je me fais «prendre par la main» ou je me prends en main?
Des avantages et des inconvénients sont inhérents au fait de se responsabiliser en ce qui a trait à la formation continue. Par exemple, si je me fais prendre par la main, est-ce que le fait de critiquer (dans le sens non constructif du terme) le contenu et l’animation de la formation a-t-il du sens?
Est-ce que ma formation est terminée lorsque j’ai complété ma formation initiale à l’université? Est-ce que j’ai encore des choses à apprendre? Lesquelles? Est-ce que j’accepterais d’être opéré par un anesthésiste et un chirurgien qui utilisent encore le chloroforme? Donc, il est normal que la communauté immédiate s’attend à ce que j’agisse de façon professionnelle et que je priorise la formation continue.
Dans la mesure où je me donne un plan de formation continue:
- Qu’est-ce que je priorise?
- Comment je définis mes besoins?
- Qu’est-ce que je surveille (état permanent de veille pédagogique)?
- Comment je procède pour me documenter, pour m’informer?
- Est-ce que je m’informe sur les colloques, les congrès qui répondraient à mes besoins?
- Est-ce que je m’informe au sujet des publications, des périodiques, des livres en lien avec la pédagogie?
- Est-ce que je m’informe auprès des universités pour connaître les opportunités de formation?
Encore ici, nous nous donnons en exemple.
- Priorités dans notre projet EAP:
- Mise en place et alimentation du blogue.
- Appropriation du concept d’environnement d’apprentissage personnel.
- Expérimenter, analyser et documenter des outils qui peuvent faciliter l’apprentissage.
- Nous avons définis nos besoins en voulant répondre à un de nos mandats professionnels: former aux TIC.
Bonne régulation!
Réguler son environnement d'apprentissage personnel
Par Pierre Lachance le 6/03/2008 | Dans Apprentissage
Il ne suffit pas de créer un environnement d’apprentissage personnel, il vous faudra le développer au rythme que vous voudrez consacrer à son évolution. La capacité de renouvellement, d’analyse et de réflexion critique seront les paramètres implicites qu’il faudra avoir à l’esprit pour faire évoluer votre EAP.
Afin d’éviter de «butiner», de courir les nouveaux gadgets sans pour autant les utiliser à leur plein potentiel tel qu’expliqué plus haut, il vous faudra évaluer la plus-value que procurera l’application que vous expérimentez en lien avec l’usage que vous voulez en faire. Ce n’est pas l’outil qui favorisera implicitement votre formation continue, mais l’utilisation que vous en ferez! Cette évaluation est nécessaire pour éviter les pertes de temps et les frustrations.
Dans cet ordre d’idée, voici, selon le type d’utilisation que vous ferez des TIC, des suggestions de questions à se poser pour réguler votre EAP.
Utilisation personnelle:
Est-ce que j’utilise les TIC:
- Pour m’amuser?
- Pour m’informer?
- Pour apprendre?
- Pour gérer mes finances?
- Pour planifier mes vacances?
- Pour communiquer avec mon entourage?
- Etc…
Si je me sers de TIC pour mon utilisation personnelle, est-ce que je peux m’en servir de façon professionnelle? Si oui, comment?
Utilisation professionnelle
- Est-ce que je l’utilise pour planifier mon enseignement?
- Est-ce que je l’utilise pour enseigner?
- Est-ce que je l’utilise pour évaluer les apprentissages de mes élèves?
- Est-ce que je l’utilise pour faciliter ma gestion de classe?
- Est-ce que je l’utilise pour communiquer avec mes collègues? avec mes élèves? avec les parents? avec des universitaires?
- Est-ce que je l’utilise pour me tenir à jour pédagogiquement parlant?
- Est-ce que je l’utilise pour ma formation continue (accès à de nouveaux savoirs, aux courants pédagogiques, aux stratégies d’enseignement/apprentissage)?
Si je me sers des TIC pour mon utilisation professionnelle, est-ce que je peux m’en servir pour faire réaliser des apprentissages à mes élèves?
Utilisation en classe avec les élèves
- Est-ce que je pourrais faire apprendre mes élèves d’une façon différente? de façon motivante? de façon concise?
- Est-ce que les outils disponibles facilitent mon enseignement?
- Est-ce que les outils disponibles facilitent les apprentissages de mes élèves?
- Est-ce que je me soucie de développer la compétence TIC de mes élèves?
- Est-ce que j’intègre occasionnellement les TIC dans les situations d’apprentissage et d’évaluation et les situations d’évaluation que je présente à mes élèves?
- Est-ce que les applications installées sur les postes de ma classe ou du laboratoire d’informatique de l’école répondent aux besoins pédagogiques de mes élèves?
- Est-ce que les règles d’école ou les politiques de la commission scolaire régissant l’utilisation des TIC répondent aux besoins pédagogiques des élèves?
Pour consulter le schéma la partie d’un EAP qui sert de base pour la présente régulation, visitez cette page.
Dans le prochain billet, nous vous proposerons trois volets pour réguler un EAP. À suivre…
Optimiser ses recherches dans Internet!
Par Martin Bérubé le 28/01/2008 | Dans Outils, Apprentissage
Lien: http://sympa-tic.qc.ca/Recherche-efficace-dans-Internet
Le web est un monde en soit dans lequel certaines techniques/stratégies doivent être utilisées pour trouver ce qu’on cherche. Pas besoin de faire une dissertation pour démontrer que dans le cadre de la formation continue, une recherche sur le web efficace est d’une importance capitale. La présentation ci-dessous vous permettra de découvrir plusieurs trucs et méthodes à exploiter pour optimiser vos recherches.
Préambule: L’état de vos connaissances!
Avant de débuter, je vous invite à compléter ce petit Quiz en ligne:
Savez-vous faire une recherche efficace sur le Web
—-
Sources de la formation:
- Tirer le meilleur d’Internet - Recherche efficace en ligne
Coconstruire, des trucs
Par Pierre Lachance le 16/01/2008 | Dans Outils, Blogue, Apprentissage
L’Environnement d’Apprentissage Personnel a comme principe d’exploiter le web pour apprendre (pour sa formation continue) avec la participation des autres. Dans le présent billet, nous tenterons d’aborder ce AVEC, c’est-à-dire comment coconstruire ses apprentissages avec les autres, et ce de manière respectueuse (et le plus efficace possible)?
Quelques éléments généraux à prendre en considération
Esprit de partage
- Ce que je sais, je le partage avec les autres.
- Je bonifie les connaissances déjà incluses.
- J’encourage la mise en commun des forces de chacun.
Confiance en soi
- Je me permets d’émettre mes opinions, même si je ne suis pas sûr à 100%.
- Je me permets de critiquer positivement l’apport des autres.
Accepter de se faire critiquer
- Une de mes opinions a été critiquées avec respect, je peux me permettre d’argumenter pour défendre mon point ou j’accepte l’opinion des autres.
Altruisme
- J’aide les autres à apprendre.
Règles bloguales
Quand on fait parti d’un groupe/communauté, il doit y avoir des règles afin que les buts puissent être atteints efficacement. Voici quelques règles à suivre pour une meilleure expérience avec les blogues (notre outil de base pour le EAP). Règles tirées de cette page.
- N’utilisez des caractères majuscules que si nécessaire. LES MAJUSCULES DONNENT L’IMPRESSION QUE VOUS CRIEZ et ne donnent pas envie de vous répondre.
- Avant de poster une question, vérifiez bien que c’était le sujet du billet.
- Ne pas mettre de signature dans les commentaires, mais évitez les commentaires anonymes.
- Lorsque vous répondez à un autre commentaire, il peut être utile de citer suffisamment de texte original pour être compris.
- Évitez le langage SMS lorsque les billets et les commentaires sont en français !.
- Utilisez des «smileys» pour indiquer votre état d’esprit, mais utilisez-les modérément.
est un exemple de smiley. Ne partez pas du principe que le smiley excuse tout ou permet d’édulcorer un commentaire insultant par ailleurs. - Attention à votre niveau de langage, vous communiquez avec des gens du monde entier. Soyez prudent avec l’argot et les expressions locales.
- Tenez compte de l’archivage de vos commentaires par les moteurs de recherche. Faites attention à ce que vous écrivez, surtout si vous indiquez votre vrai nom (ce que nous suggérons de faire).
- Ne postez pas simplement pour faire remarquer les fautes de frappe ou d’orthographe des autres.
- Évitez de mettre simplement en commentaires des textes comme : « vffvdsv », « salut », « coucou », etc.
- La falsification (usurpation d’identité) et la mystification (pseudos multiples…) n’est pas tolérable.
- La publicité n’est généralement pas acceptée dans la plupart des blogues, sauf cas exceptionnel ou site dédiés à cela. Par contre, un lien ou un «trackback» peut être inséré à condition que le commentaire soit pertinent et ne serve pas d’alibi à une publicité déguisée.
- Rédigez soigneusement le titre du commentaire si il est demandé.
- Attendez d’avoir dormi avant d’envoyer des réponses violentes ou chargées d’émotion si vous en avez vraiment gros sur le coeur à propos d’un sujet donné ; les blogues sont de grands amplificateurs de conflits, car l’absence physique de votre interlocuteur augmente les tensions.
- Les commentaires injurieux ou agressifs n’ont pas leur place dans les blogues.
- Les commentaires pornographiques, révisionnistes, ou en général tout sujet contraire à la loi ou aux bonnes moeurs ne doivent pas être présent dans les commentaires.
- Ne reprochez pas au gestionnaire du blogue, le comportement des participants.
- Ne reprochez pas aux rédacteurs des blogues de ne pas répondre à vos questions, rien ne les y oblige.
- Avant de diffuser une information, vérifiez l’exactitude des faits et la valeur de la source. Parfois mieux vaut attendre que de diffuser une information fausse. En cas de doute, indiquez le et en cas d’erreur, reconnaissez vos erreurs.
Nous ajouterions aussi de faire attention à l’interprétation du message, on donne une chance à l’auteur en lui demandant plus d’informations avant de ne pas respecter la règle #14. Les blogueurs prennent/donnent du temps pour partager/discuter, donnons leur le bénéfice du doute.
De plus, une question peut nous sembler claire, mais l’est-elle pour le lecteur qui n’a peut être pas le contexte et/ou toutes les informations pour bien la comprendre. Un minimum de contexte peut être utile.
D’autres éléments légaux favorisant une coconstruction respectueuse peuvent être trouvés sur cette page.
Les RSS pour favoriser la coconstruction
Suivez le présent blogue, bien d’autres techniques, stratégies, outils pour coconstruire seront discutés .
Se donner une routine pour suivre les fils rss (avec un agrégateur)de son réseau est un moyen de construire avec l’aide des autres.
Les «bons» billets peuvent se retrouver dans vos signets publics et/ou dans la zone partage de votre agrégateur Google afin de ne pas les perdre (ce qui permet à ceux qui suivent vos fisl RSS de trouver de l’information supplémentaire).
L’acte de fournir/diffuser un fil rss de ses apprentissages (blogue, google reader, delicious, bloc-notes…) est un moyen de passer de consommateur à auteur, de faire parti d’une communauté d’apprenants réseautés.
Synchrone vs asynchrone
Dans le présent billet nous n’avons discuté que de travail asynchrone jusqu’ici. Mais la coconstruction en directe (synchrone) peut être intéressante également. Notons qu’un logiciel de vidéoconférence comme Skype permet de communiquer de vive voix avec une personne, ce qui peut être, dans certains cas, plus rapide que l’écrit. D’autres outils synchrones comme Google doc, Cmap, Mind42, par exemple, permettent également de coconstruire un document à plusieurs.
Allez, coconstruisons!
